La nouvelle est tombée courant janvier : l’inspecteur académique prévoit la fermeture d’une classe de l’école Claude Bernard de Busigny, pour septembre 2010, faute d’effectifs. Vendredi 5 février, à 16 h 30, l’association de parents d’élèves et les délégués des parents d’élèves se sont réunis autour du maire et de son conseil municipal. Le but : trouver un moyen de sauver une classe dans cette école qui n’en compte déjà que trois, pour les 62 enfants, de maternelle jusqu’au CM2.
A l’extérieur, une vingtaine de papas et mamans sont venus crier leur mécontentement, à coups de banderoles et de slogans. « Si on ferme une classe, les enfants de 2 ans ne seront plus acceptés, comme ils le sont à l’heure actuelle, parce que les classes seront bondées », explique Agnès Gransart. Fréderic Mokhtari, président du Comité de l’animation du quartier de la gare, enchaîne : « Cette fermeture de classe n’est que le début. Si l’école ferme, c’est le quartier qui meurt. » En effet, le quartier de la gare, appelé par ses habitants « la cité », est en périphérie de Busigny. « Une sorte de village dans le village. » Mais un village excentré du reste de la commune.
Une heure et demie plus tard, les acteurs de la réunion sortent de l’école. Discrètement. Marianne Bouvelle, présidente d’honneur des Parents d’élèves, vient à la rencontre des parents restés dehors. Elle explique. « Il nous manquerait 10 enfants, pour maintenir la classe. » Ces enfants ne peuvent pas être « transférés » de l’école du centre de la commune, car cette école, elle aussi, frôle dangereusement avec les effectifs requis. « Nous allons discuter avec les parents qui scolarisent leur enfant en dehors de Busigny, voir si on peut les convaincre. » « Les enfants de la rue de la république à Maretz pourraient aussi venir : c’est à quelques mètres », argumente Frédéric Mokhtari.
La décision de l’académie sera prise le 26 février. En attendant, les parents d’élèves ont fait signer une pétition qui a rassemblée près de 100 signatures et vont demander un rendez-vous avec l’inspecteur d’académie.
En savoir plus sur L'Observateur du Cambrésis, en vente du 11 au 17 février 2010.