Eric Prévost, 42 ans, est un policier du cru. Et pas seulement parce qu'il est marié à une Caudrésienne.
Entré en 1991 dans la police nationale comme inspecteur, à Versailles, l'homme est un pur ch'ti. Il a suivi l'intégralité de son parcours scolaire dans la Cité de la bêtise : école Ferdinand Buisson, collège Jules-Ferry, lycée Paul-Duez. Direction ensuite Valenciennes pour des études de Droit, puis Berlin, un an, pour son service militaire. Juste après la chute du Mur.
Il intègre alors l'école d'inspecteurs à Cannes-Ecluse. Première affectation : la Sûreté urbaine de Versailles. « J'ai pris ma petite épouse sous le bras et nos valises, sourit-il. Elle a dû quitter la CCI de Valenciennes. Elle a été embauchée au conseil général des Yvelines. Aujourd'hui, elle est passée dans le privé. » Eric Prévost a passé presque 14 ans à Versailles, dans différentes unités, en tenue ou en civil.
Le retour à Cambrai en 2004 s'est fait à sa demande. « J'ai vécu une expérience formidable en région parisienne, surtout pour un jeune inspecteur de 25 ans, jeune marié, sans enfant. J'avais le mal du pays. Je sais, sérieusement, ce qu'est le mal du pays. Nous sommes des Nordistes. Il fallait que l'on revienne. J'ai attendu le temps qu'il faut pour avoir une affectation ici. Je suis arrivé ici comme adjoint au chef de la brigade de sûreté urbaine (les "civils"). Le chef de la BSU a été muté, j'ai pris sa place. J'ai bénéficié ensuite du départ en retraite du commandant, qui était l'adjoint du commissaire, Mme Porquet. J'ai été promu en interne, il y a deux ans. »