Dossier du 10/03/2010 à 17:35
Pénurie de personnels médicaux


Le Pôle psychiatrie adultes de l'hôpital de Cambrai couvre trois secteurs de psychiatrie, c'est-à-dire trois fois 60 000 à 70 000 habitants représentant les quelque 200 000 habitants de l'arrondissement de Cambrai, découpés comme suit : le secteur 35, Cambrai / Marcoing ; le secteur 36, Solesmes / Avesnes-lez-Aubert / Carnières ; le secteur 37, Caudry / Le Cateau / Clary.

Chaque secteur a son CMP et ses médecins, et 30 lits de l'hôpital. Depuis novembre 2008, les 90 lits à l'hôpital ne sont plus distribués en fonction de l'origine géographique des patients mais de leur pathologie. En revanche, la distinction géographique perdure pour les CMP, bien que tous aient leurs locaux au 181 rue Gauthier, à Cambrai.  Les médecins rattachés au secteur Cambrai-Marcoing sont les Dr Saile, Agoudjil, Hadoun et Aftisse.

Ceux affectés à Solesmes / Avesnes-lez-Aubert / Canières sont les Dr Derekeneire et Beljaouaoui. Enfin, ce sont les Drs Vermelen, Idrissi-Machichi et Paty qui officient  pour Caudry / Le Cateau / Clary.

Il faut y ajouter une trentaine de personnels paramédicaux (infirmiers, secrétaires, assistants sociaux), chapeautés par Jacques Renard, cadre de santé responsable des structures hors hôpital. Celui-ci précise que la spécialité « infirmier en psychiatrie » n'existe plus depuis quelques années, et que les infirmiers recrutés n'ont donc pas reçu de formation spécifique alors qu'ils s'adressent à des publics bien particuliers.

L'équivalent de 6,5 psychiatres  pour Cambrai

Autre difficulté : la pénurie de médecins psychiatres (lire à ce sujet l'interview du Dr Saile). Cambrai en compte 6,5 (tous ne sont pas à temps plein) pour trois secteurs psychiatriques ; à Valenciennes, ils sont 17;  à Douai, 13. Pour ce qui est de la population d'infirmiers, le ratio est de 0,9 pour 1000 habitants dans le Cambrésis, contre 1,2 à 1,3 en moyenne régionale.

Autre nécessité : recruter un médecin généraliste pour s'occuper de toutes les affections des patients de psychiatrie. « Ces gens ont les mêmes maladies que tout le monde. Ils sont même souvent plus malades, à cause des problèmes d'addiction, d'anxiété, des effets secondaires des traitements », indique le Dr Saile. Mais les médecins somatologues en ville sont débordés, et la rémunération hospitalière n'est pas très motivante.

Le Dr Saile ne demande pas la lune : il voudrait déjà réussir à atteindre la moyenne régionale, alors que les besoins sont encore plus criants dans le Cambrésis qu'ailleurs. Pour fonctionner correctement, il aimerait recruter deux ou trois psychiatres en 2010. Mais un, « ce serait déjà bien ».           


DJ

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