Dossier du 07/10/2009 à 18:52
Naissance des Secrets d'Eva : une démarche unique
Emballage.


En 2007, alors que Pierre Bracq SA poursuit sa collaboration avec les grandes marques de lingerie, la société travaille parallèlement au lancement de sa propre collection. Elle voit le jour le 25 avril 2008. La concrétisation d'un projet un peu fou.
Printemps 2008. Quelques minutes avant la présentation des premiers modèles de Secret d'Eva au théâtre de Cambrai, Jérôme Bracq, le directeur commercial, mesure déjà l'étendue du chemin parcouru : « On est apparu huitième entreprise la plus rentable du Nord-Pas-de-Calais en 2002, puis première les deux années suivantes. Notre principal client a alors changé son fusil d'épaule, pour une histoire de marketing. Il a fallu se remettre en question. On a connu une baisse d'activité en 2005. A un moment où l'on entendait dire que Bracq allait 'se casser la gueule”, on n'a jamais licencié. Nous formons une grande famille. Pendant un an et demi, on les a payés alors que les métiers ne tournaient plus. On a juste dû se séparer de personnes qui travaillaient dans les bureaux. Des jeunes qui devaient voler de leurs propres ailes. On est redescendu à 12 et avec Secret d'Eva, nous sommes remontés à 19. »
Septembre 2009. Quelques instants avant le nouveau rendez-vous proposé par les frères Bracq à un parterre de professionnels et d'invités triés sur le volet. Jérôme revient sur la naissance de Secret d'Eva. Il mesure le chemin parcouru depuis l'achat d'une trentaine de machines pour assurer la confection des pièces. « Cela a été un pari fou de prendre cette initiative et de se lancer dans la création de marque. Nous sommes les seuls au monde à avoir franchi ce pas. Cela a été un pari financier et surtout humain, avec une très grande implication physique et morale de l'ensemble du personnel. »
Production de bandes brodées, coupe des pièces et confection sont automatisées. Elles nécessitent pourtant la vigilance humaine. L'entreprise compte toujours une vingtaine de salariés dont, fait plutôt surprenant, seulement un tiers de femmes. Mais que le rôle de ces dames est important. La styliste, Laurence Montémont, est ainsi toujours de la partie. Pas un luxe. Juste essentiel.

Article rédigé par :
Frédéric Aubert

Ligne de production.
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